Nous avons eu la chance de recevoir Hugues le Bret lors de notre diner littéraire le 16 mars 2016.

J’ai connu Hugues le Bret quand j’ai entendu parler du Compte Nickel, en 2013. Un compte qu’on ouvre en 10 minutes chez un buraliste.

J’ai d’abord cru à un gadget ou à une offre commerciale avec une belle devanture mais rien derrière. Jusqu’au jour où j’ai voulu essayer et je me suis rendu compte que c’était une réalité qui fonctionne, et qui permet à 4 à 6 millions de Français d’accéder enfin à un compte bancaire, une carte Mastercard et un IBAN, alors que les banques installées refusent de leur ouvrir un compte par manque de solvabilité estimée, notamment.

Les ingrédients du Compte Nickel : c’est un compte de paiement, pas une banque, en ce que le crédit est impossible, l’épargne aussi. Donc chaque transaction n’est possible que si son résultat permet de conserver un solde positif, ce qui nécessite d’être capable d’avoir et d’interroger le solde en temps réel.

C’est l’associé de Hugues Le Bret, Ryad Boulanouar, qui avait une forte expérience en paiement et en télécoms, qui a réussi à mettre en place un tel système en temps réel.

En octobre 2015, un ami m’a parlé de Compte Nickel, et m’a dit qu’un livre avait été écrit pour raconter la genèse de cet établissement de paiement : NoBank. J’ai acheté ce livre et, une fois ouvert, je n’ai pu le fermer qu’en le terminant.

Ce qui m’a conduit à deux choses :

  1. acheter l’autre livre écrit par Hugues le Bret, “La semaine où Jérôme Kerviel a failli faire sauter le système financier mondial : Journal intime d’un banquier
  2. contacter Hugues pour le rencontrer

La premier action fut facile à conduire, et le livre eut le même effet sur moi, j’ai dû le lire d’une traite tellement cette histoire est exceptionnelle.

La deuxième action fut réalisée grâce à LinkedIn, et c’est par ce canal que Hugues est venu nous voir à X-Mines Auteurs.

Le diner fut intense et instructif sur le système financier mondial. J’ai trouvé que l’affaire Kerviel qui appartient au passé, a absorbé beaucoup de temps, au détriment du sujet d’avenir qu’est le Compte Nickel.

Hugues a su nous faire partager les enjeux de l’affaire Kerviel, les jeux médiatique, politique et humain associés. Et il a fait de même avec le Compte Nickel, qui est d’une certaine manière un “Uber” de la banque, qui compte 298 683 clients à l’heure où j’écris.

 

Philippe Kalousdian, 22 mai 2016